Guide technique

Les perles d'eau douce

À l’origine ces perles étaient toutes petites et de forme complètement baroque, elles prenaient l’appellation de perles « grain de riz ». Elles étaient utilisées pour des colliers ou des bracelets multi-rangs torsadés. Bijoux qui n'avaient que peu de valeur.

À force de persévérance et en multipliant les expériences, les chinois sont parvenus à produire des perles d'eau douce de forme pratiquement sphérique et d’un diamètre qui peut atteindre un maximum de 16 mm (comparable aux perles des mers du sud).

La perle de culture de Chine se développe sur une période de 2 à 6 ans à partir d’une amorce organique : c’est un morceau du manteau d’une autre huître placé dans la partie charnue du mollusque qui initie son processus de développement. L’avantage de cette technique est que la perle est composée exclusivement de nacre. Elle est donc très solide à l’usage et résiste à l’épreuve du temps notamment lorsqu’elle est montée en bracelet.

Sa cousine japonaise, l’Akoya, est « nucléonée ». Le processus de formation de la perle est amorcé par l’introduction d’un nucleus minéral (bille de nacre). Elle ne bénéficie que d’une couverture de nacre de 0,50 mm au maximum et, est, de ce fait, beaucoup plus fragile.
D’autre part, une huître chinoise peut produire jusqu’à 50 perles par cycle contre 2 pour la japonaise ce qui permet de réduire sensiblement les coûts de production.