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Guide technique
Critères de qualité
On entend souvent dire que plus un saphir est foncé, meilleure est sa qualité. C’est faux.
Par exemple, un saphir australien d’un bleu presque noir, opaque avec des reflets verts n’a que peu de valeur.
Les trois critères qui déterminent la valeur d’un saphir
LA COULEUR
Elle peut être d’un bleu bleuet (saphir du Cachemire), d’un bleu roi mâtiné de violet (saphir du Sri Lanka), d’un bleu nuit aux accents veloutés (pierres de la République de Myanmar, Birmanie). Il convient d’éviter les bleu gris (Sri Lanka) ou les bleu verts (Australie).
LA DENSITE
La couleur doit être franche, dense et homogène : on ne doit pas percevoir à l’œil nu de zones colorées rectilignes.
LA VIVACITE
Un beau saphir doit réagir à la lumière du jour en s’illuminant. Les pierres inertes à la lumière que nous qualifions de
« louches » ou d’ « endormies » sont à proscrire.
La présence d’inclusions facilement visibles au grossissement 10 fois, cristaux englobés, givres ou aiguilles de rutiles, n’a pas d’incidence sur la valeur du saphir.
Les différents traitements du saphir
LE TRAITEMENT THERMIQUE
Il convient de différencier un traitement thermique qui existe depuis l’Antiquité de celui pratiqué actuellement par les Thaïlandais. Le traitement traditionnel se caractérise par ses méthodes artisanales. Il consiste à diffuser les aiguilles de rutile présentes dans la pierre en la chauffant. La qualité du saphir ainsi soumis à une faible température n’en sera que légèrement améliorée. A l’inverse, le traitement thermique à haute température pratiqué par des personnes peu scrupuleuses consiste à transformer des saphirs naturellement incolores (Milky Stones) en saphirs bleus.
LE TRAITEMENT PAR DIFFUSION
La pierre est colorée en surface et ensuite repolie.
LE GLASS FIELD
On améliore la teinte du saphir en introduisant une pâte colorée dans ses cavités naturelles.
Le saphir artificiel
LA SYNTHESE
La pierre n’est pas naturelle mais pratiquée en laboratoire selon un procédé ancien, Verneuil, ou moderne, Anhydre.
LE DOUBLET
La pierre est composée, pour sa partie haute (couronne) d’une couche de saphir ou de grenat, la couleur est apportée en partie basse (culasse) par une silice colorée. Le «collage» des deux matières est effacé par la taille qui place le point de jonction sur la partie médiane de la pierre (feuilletis). Une telle composition est impossible à déceler pour un œil non-expert.
Ces pratiques, strictement illégales, si elles ne sont pas mentionnées lors de l’achat, n’ont pas lieu dans les maisons françaises de tradition mais se retrouvent souvent lors d’achats effectués à l’étranger et sans garanties.

